La compétition aérostatique, sport et spectacle

La compétition en montgolfière est l’art de diriger un aérostat, engin qui par définition est un aéronef non dirigeable. Une montgolfière se déplace uniquement avec le vent, dans sa direction et à sa vitesse. Elle flotte dans le courant d’air. Exactement comme dans un ruisseau, où le courant suit la pente, mais où rochers et  sinuosités du terrain vont modifier l’écoulement de l’eau.

Le vent ajoute une troisième dimension. Le courant d’air varie en force et en direction, suivant le profil du terrain, mais surtout suivant la hauteur d’évolution, suivant aussi le moment de la journée. Une montgolfière se dirige d’abord en cherchant les changements d’orientation du vent selon les différentes hauteurs, mais aussi en utilisant les particularités du relief, les effets de l’ensoleillement ou de l’ombre lorsque l’on quitte la plaine. L’utilisation du vent ne doit rien au hasard et le meilleur pilote est celui qui trouve plus tôt le bon courant et qui réussit mieux à l’exploiter. Le ballon utilisé compte peu dans la performance du pilote, car une montgolfière n’a pas de performances propres ; elle ne se déplace pas autrement qu’avec les courants d’air. La forme plus ou moins fuselée d’une enveloppe améliore son aptitude à monter ou à descendre rapidement, mais au détriment de la stabilité pour conserver un palier à la même hauteur.

La compétition aérostatique est un sport authentique dont le résultat ne dépend pas du matériel utilisé. La performance est réalisée par le pilote et son équipage. Il n’est pas nécessaire d’avoir le dernier modèle de montgolfière pour gagner une compétition. On pourrait même tirer les montgolfières au sort pour les attribuer aux pilotes avant le départ, sans que cela ne change le résultat d’une épreuve. Quand les conditions météorologiques sont stables, le résultat d’une compétition de montgolfière ne doit pas grand-chose au hasard. D’ailleurs, ce sont toujours les mêmes qui gagnent, ou presque…

La primauté du pilote sur la machine rend la compétition en montgolfière particulièrement stimulante et valorisante pour ceux qui la pratiquent, comme pour ceux qui la suivent. Tous les concurrents partent à égalité de chances sur le plan matériel. C’est un des atouts de ce sport.

Les ascensions

Le programme des vols dépend des conditions météorologiques du moment. On décolle le matin peu après le lever du soleil, et l’on vole jusqu’à 9 h 30, parfois au-delà, si l’atmosphère reste calme. Les décollages du soir ne commencent guère avant 20 h. Les ballons se posent vers 21 h 30, au coucher du soleil. Pourquoi ne pas voler dans la journée ? La stabilité de l’atmosphère nécessaire aux ascensions, n’est suffisante que tôt le matin et tard le soir.

Spectacle pour ceux qui sont au sol, sport pour les pilotes qui volent à bord de leurs aérostats, l’activité aérostatique est coordonnée par un directeur des vols, sorte de chef d’orchestre. C’est le directeur qui est responsable de la sécurité, comme de l’harmonie des ascensions. Il offre aux pilotes la faculté d’exprimer leur talent et d’offrir un beau spectacle au public. Chaque pilote est secondé par un équipage de trois ou quatre personnes. Plus de 200 personnes participent à une compétition qui réunit 50 montgolfières.

La compétition consiste en une série d’épreuves. Le nombre et la fréquence des épreuves et des périodes de repos sont déterminées par le directeur. Lors du premier briefing d’épreuve de l’avant-dernier jour de vol, le directeur publiera le programme des vols restant.

Validité d’une Épreuve

Une épreuve est valide si tous les concurrents engagés ont eu une bonne opportunité de faire un décollage valide, sauf cas d’abandon ou de disqualification. Le directeur a l’autorité pour annuler une épreuve pour des raisons de sécurité, à n’importe quel moment avant publication des résultats de l’épreuve.

Choix des Épreuves

Le directeur choisira les épreuves parmi celles mentionnées ci-après. Certaines épreuves pourront être lancées plusieurs fois, d’autres pas du tout.

 Épreuves Multiples

Le directeur peut lancer plusieurs épreuves par vol. Les épreuves sont calculées séparément, chacune rapportant 1 000 points au vainqueur, avant pénalités. Les combinaisons d’épreuves doivent viser à permettre de gagner chaque épreuve indépendamment.

Sauf indication contraire, les épreuves multiples seront courues dans l’ordre de la feuille d’épreuve, sous peine de ne pas marquer de points dans les épreuves concernées.

Les pénalités relatives au décollage s’appliquent normalement à la première des épreuves. Les pénalités relatives à l’atterrissage s’appliquent normalement à la dernière des épreuves. Les autres pénalités s’appliquent à l’épreuve où l’infraction a été commise. Si ce n’est pas possible, les pénalités sont réparties à égalité sur plusieurs ou sur toutes les épreuves du vol.

Sauf indications contraires dans les données de l’épreuve, les limites de distances entre le point de décollage et le but ou la cible s’appliquent pour tous les buts ou cibles du vol.

Séquence d’utilisation des marqueurs : la feuille d’épreuve précise quel marqueur doit être utilisé pour chaque épreuve. Si le concurrent n’en tire pas avantage dans la compétition, la pénalité pour utilisation du mauvais marqueur est de 25 points d’épreuves, par épreuve.